C’est un jour d’humiliation pour ceux qui ont facilité le génocide israélien à Gaza – et un moment de justification pour ceux qui se sont opposés au « crime des crimes ». Il convient de souligner ce que la Haute Cour de Londres a jugé aujourd’hui illégal : la décision de notre gouvernement de placer le groupe d’action directe Palestine Action sur le même pied juridique qu’Al-Qaïda et l’État islamique. Légalement parlant, le simple fait de manifester son soutien risquait une peine de prison pouvant aller jusqu'à 14 ans. Les conséquences ? Plus de 2 700 personnes ont été arrêtées pour avoir brandi des pancartes s’opposant au génocide et soutenant Palestine Action, dont beaucoup étaient des personnes âgées, dont un prêtre octogénaire à la retraite.
Personne qui commet des dommages criminels pour une cause politique n’imagine qu’il évitera d’être arrêté. Comme le précise clairement la décision du tribunal, le droit pénal normal reste applicable à de tels actes. Mais lorsqu’un gouvernement appose l’insigne de « terrorisme » à des mouvements qui, aussi désordonnés soient-ils, ne sont clairement pas des mouvements terroristes, un précédent alarmant est créé. Comme le tribunal l'a reconnu, l'interdiction porte atteinte aux droits à la liberté...
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